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Pierre Pilote

Au début de la carrière de Pierre Pilote, les Canadiens, qui recherchaient des joueurs de langue francaise, le surveillèrent de près, mais ils le laissèrent tomber à cause de sa taille peu imposante, 5 pieds et dix pouces et 165 livres.  Ce que tous ne pouvaient deviner, c'est que son talent et sa fougue compensaient largement pour sa fragilité apparente.  Il devint une étoile pour les Blackhawks de Chicago, les fit profiter de son habileté durant douze belles années, soit jusqu'à l'âge de 37 ans.  À peine sept ans après avoir accroché ses patins, en 1975, il fut intronisé au Temple de la Renommée.

Joseph Albert Pierre Pilote, de Kénogami, fils de Paul-Émile Pilote et de Maria Gagné, est né à Jonquière, le 11 décembre 1931, et baptisé le 12 du même mois à l'église Sainte-Famille.  En 1950, à St.Catharines, Ontario, il a épousé Anne Crestodina avec laquelle il vit toujours; ils ont eu quatre enfants, Pierre Jr, Denise, Renée, David, et ils ont aujourd'hui cinq petits-enfants.

Son grand-père, Albert Pilote, est né à Roberval en 1885 et son arrière-grand-père, Télesphore Pilote, a été maire de la paroisse de Roberval en 1883, du village en 1889, conseiller de la ville en 1909.  Les ancêtres venaient de Charlevoix et le  père de la lignée au Canada, Jean Pilote, était originaire de La Rochelle.

"Au moment où les Blackhawks de Chicago achetaient les Bisons de Buffalo, de la Ligue américaine, et ses équipes affiliées, Pierre Pilote jouait pour les Tee Pees de St. Catharines, un club du réseau des Bisons.  En 1951-1952, les Bisons firent appel à ses services pour deux parties; il fit si bien qu'il resta quatre ans à Buffalo.  On l'appela dans la Ligue nationale vers la fin de la saison 1955-1956".

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"Au début de cette même saison, après un essai à Chicago, le pilote des Hawks le renvoya à Buffalo.  Un autre que lui aurait pu se décourager, mais Pierre Pilote redoubla d'ardeur et il se comporta si bien qu'on le rappela à chicago un peu après la mi-saison et il y resta pour le reste de sa carrière".  (Journal Perspective, 25 février 1961).

Pour les Blackhawks de Chicago, de 1955 à 1969, Pierre Pilote a joué 890 matches, compté 80 buts, obtenu 418 aides et passé 1251 minutes, l'équivalent de 21 parties, au banc des punitions.

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"Ce composé de rudesse et d'habileté, qui permettait à Pierre Pilote de porter des coups sans en recevoir de trop vilains", lui a valu le trophée Norris, attribué au défenseur par excellence du circuit, à trois reprises, de 1963 à 1965, et il fut sélectionné sur la première équipe d'étoiles cinq fois et sur la seconde en trois occasions.  Capitaine des Blackhawks, son club a gagné la coupe Stanley en 1961.

Le vibrant hommage que lui rendit alors Tommy Ivan, gérant général des Hawks, était des plus mérités:

"Pierre Pilote doit tout à lui-même.  Quand il jouait à Buffalo, personne n'aurait pu lui prédire une aussi brillante carrière dans la Nationale.  Il n'avait en effet ni stature ni grande habileté.  Mais il était intelligent et volontaire:  il serra les dents et s'appliqua à améliorer son jeu.   Aujourd'hui, il a comblé toutes les lacunes.  Sa détermination nous a convaincus qu'il serait utile aux Hawks.  Il s'est finalement payé le luxe de devenir une étoile".  (Perspective, 25 février 1961).

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Encore plus que Jean Ratelle le sera en 1975, Pierre Pilote fut très décu d'être cédé aux Maple Leafs de Toronto au cours de la saison 1968-1969; il se rendit quand même terminer sa carrière dans la capitale de l'Ontario, mais son coeur était resté à Chicago.

Il habite maintenant Milton, près de la ville reine, où il est propriétaire d'une ferme d'élevage de  bétail; il possède également un restaurant de la chaîne Tim Horton.

Son père et sa mère habitent la région de Fort Érié, près des chutes Niagara mais, chaque année, à l'occasion du Jour de l'An, tout le monde se rend à Arvida, où les Pilote tiennent une grande réunion de famille.

Sources:  Histoire et postérité de Léonard Pilote et de son fils Jean Pilote, par l'abbé Georges                  Renaud Pilote, Société historique du Saguenay, No 48, Roberval 1995.

              Les grands du hockey, par Jean-Paul Sarault, Les Éditions Québécor, 1996,                 pp. 206-210.



 


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