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Bilodeau réclame $40,000 aux Nordiques

Par:  Pierre Bourdon

 

Jackson, Mississippi (PB) - L'athlète natif de Saint-Prime, au Lac-Saint-Jean, le robuste Gilles Bilodeau, réclame depuis plusieurs mois une somme de $40,000 à l'organisation des Nordiques de Québec, de la Ligue Nationale de hockey.

C'est ce que nous déclarait Bilodeau, que nous rejoignions récemment à Jackson, au Mississippi, son lieu de résidence depuis mai dernier.

"Les Nordiques ont tout tenté pour mettre un terme au contrat qui nous lie.   De mon côté, il n'y a jamais eu de bris de contrat et les dirigeants des Nordiques me doivent toujours un montant d'environ $40,000, soit la valeur de la dernière année de mon contrat de trois ans", explique Gilles Bilodeau, décu de la tournure des événements.

Et l'athlète natif de Saint-Prime, âgé de 26 ans poursuit:  "Actuellement, mon cas est entre les mains du président de la Ligue Nationale de hockey, John Ziegler, et il devrait régler cet imbroglio d'ici le 31 janvier 1982".

En cour si nécessaire

Selon Gilles Bilodeau, un colosse de six pieds et pesant plus de 200 livres, c'est l'avocat montréalais Steven Weinstein qui le représente dans cette affaire.

Le contrat de trois ans (son deuxième avec les Nordiques) de Bilodeau avait été signé à l'époque de l'Association Mondiale de hockey et aux dires de cet athlète, les Nordiques se devaient de respecter ce contrat.

D'ailleurs, Bilodeau parlent de joueurs tels que Weir, Côté, Hislop et autres qui n'ont pas eu de problèmes avec de tels contrats.

Refus de Bilodeau

Il appert que les Nordiques ont tout tenté pour briser le contrat les liant à Bilodeau.

"Personnellement, j'avais rejoint le représentant des joueurs de l'époque, Gerry Hart, et il m'avait conseillé de ne pas accepter de bris de contrat.  A un moment donné, les Nordiques ont offert de me donner 55% du montant dû et j'ai refusé cette offre que je trouvais inacceptable", commente Bilodeau.

Gilles Bilodeau dit qu'il conserve d'amers souvenirs des Nordiques de Québec.   "Ils ont toujours voulu que je me batte à leur goût sur la glace.   Personnellement, je n'étais pas intéressé à faire le bouffon".

Un globe-trotter

Depuis la saison 1975-76, Gilles Bilodeau a été un véritable globe-trotter du hockey professionnel.

Il évolue tour à tour dans tous ces circuits:  Ligue Nord-Américaine; Association Mondiale; Ligue Southern; Ligue Américaine; Ligue Nationale et Ligue Eastern.

Les différentes équipes qui eurent recours à ses services furent:  Jaros de la Beauce (58 matches); Toros de Toronto (14 matches); Charlotte (28 matches); Birmingham (93 matches); Binghamton (30 matches); Québec (45 matches); Syracuse (61 matches); Richmond (39 matches). "Mes meilleurs souvenirs remontent à l'époque où je jouais à Birmingham, sous la direction des instructeurs Gilles Léger, Pat Kelley et Glen Somnor", dit Bilodeau, faisant allusion aux dix-huit mois passés avec cette équipe de l'Association Mondiale.

Des punitions!

Pour ceux qui aiment les statistiques, disons qu'au cours de ces six saisons dans les différents circuits de hockey professionnels, Gilles Bilodeau a pris part à 368 rencontres.

Reconnu comnme un joueur très robuste, ce colosse de Saint-Prime, qui était surnommé "bad-news" par ses fans de Birmingham, écopa de 1,666 minutes de punitions ou si vous aimez mieux, 27 heures 46 minutes.

En 368 matches, il y alla de 27 buts et 52 mentions d'aides.  Concernant les séries éliminatoires, Gilles Bilodeau prit part à quatorze rencontres et réussit une mention d'aide.  En séries, il écopa de 123 minutes sur le banc des pénalités, soit un petit deux heures et trois minutes.

Sans être le plus talentueux des hockeyeurs, Gilles Bilodeau a toujours donné cent pour cent de lui-même et il n'était pas rare de le voir arriver sur la surface glacée plusieurs minutes avant ses camarades de jeu pour les sessions d'entraînement et il était souventes fois le dernier à regagner le vestiaire des siens à l'issue des séances de conditionnement.

 

Progrès-Dimanche, 3 janvier 1982.


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Il travaille maintenant au Mississippi

 

Jackson, Mississippi (PB)-  Détenteur d'un permis de travail aux États-Unis depuis avril dernier, l'athlète de Saint-Prime, Gilles Bilodeau, est marié, père d'un fiston et vit des heures heureuses dans la municipalité de Jackson, dans l'État du Mississippi, aux États-Unis.

Il y a deux ans, Bilodeau épousait mademoiselle Debbie Powell et ce couple s'enrichissait il y a neuf mois, d'un fiston nommé Brian.

Bilodeau travaille pour la compagnie de transport de son beau-père, soit la Eagle Motor Line.

"Il s'agit de la troisième plus grosse compagnie de transport aux USA et je travaille à l'entretien de ces transporteurs routiers", nous expliquait Bilodeau lors d'une conversation téléphonique.

Depuis un mois, Bilodeau est propriétaire d'une maison unifamiliale et il aime bien sa vie dans le Mississippi.  "Jackson est une ville d'environ 345,000 habitants, composée de 25% de race noire.  Il y a de beaux espaces verts et il ne neige qu'une fois l'an environ".

Et le hockey

Travaillant actuellement à raison de dix ou onze heures par jour pour la Eagle Motor Line, Bilodeau dit qu'il n'a pas trop de temps pour penser au hockey.

"Heureusement, dit-il.  Ici les journaux ne font que publier les classements de temps à autre.  Ainsi, je ne pense pas trop au hockey".

Fils de Thérèse et Simon Bilodeau du Rang Trois à Saint-Prime, Gilles Bilodeau semble s'être bien acclimaté dans le pays de l'Oncle Sam, d'autant plus qu'il maîtrise la langue de Shakespeare avec de plus en plus de facilité.

 

Progrès-Dimanche, 3 janvier 1982.


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